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Histoire de Montréal, de la Nouvelle-France jusqu'à nos jours. |
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1492- Christophe Colomb découvre l'Amérique.
1534-1542 Cartier découvre le Canada et explore le
Saint-Laurent.
1541 - Troisième voyage de Jacques Cartier. L'explorateur reçoit
alors pour mission de fonder une colonie. Il remonte jusqu'à Hochelaga
(Montréal) mais ne peut aller plus loin à cause des rapides. Après un hiver
passé au pays, Cartier décide de rentrer en France.
1603 - Samuel de Champlain, engagé par le lieutenant-général de
Chaste de la Nouvelle-France, prend possession de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Écosse.
Entre 1603 et 1608, il explore le fleuve Saint-Laurent jusqu'à Montréal
et cartographie les lieux.
1608- Champlain fonde Québec.
1610- Illustration de Montréal et les environs,
16 octobre 1612 - Champlain devient lieutenant du vice-roi en
Nouvelle-France.
1620- 1760 Régime Français
1623 - Ouverture des premières seigneuries. Entre les années 1623
et 1663, 53 seigneuries seront ouvertes par les autorités.
1627 - Mise sur pied par Armand de Richelieu de la Compagnie de
la Nouvelle-France ou des Cent-Associés, regroupement de cent marchands et
aristocrates déterminés à développer (coloniser) la Nouvelle-France. Cette
compagnie privée souhaite contribuer aux efforts de la colonisation; elle
détient par ailleurs le monopole de la traite des fourrures. Elle reçoit
pour mandat de faire venir 300 colons par année, et ce jusqu'en 1643.
1639 - Jean-Jacques Olier est le futur fondateur des Sulpiciens,
Paul Chomedey de Maisonneuve, Jeanne Mance et Angélique de Bullion fondent
la Société de Notre-Dame de Montréal.
- La compagnie des Cent-Associés concède l'Île de Montréal comme seigneurie
à la société.
1640 - Les Hollandais vendent des armes aux Iroquois, qui reprennent
leurs raids et s'attaquent aux forts de Richelieu et de Montréal.
- Les guerres entre Hurons et Iroquois et les épidémies qui font des ravages
chez les populations amérindiennes désorganisent le commerce de la fourrure.
1641 - Première guerre franco-iroquoise: elle durera 25 ans.
- Arrivée à Québec du premier contingent destiné à Ville-Marie. Il comprend
54 personnes, dont 4 femmes.
27 février 1642 - Fondation officielle en France de la Société
de Notre-Dame, un organisme pieux actif depuis 1639, qui comprenait 35 hommes
et femmes et se consacrait à l'évangélisation des Algonquins. Cet organisme,
qui ne possédait aucune charte officielle, n'avait aucun statut juridique.
17 mai 1642 Sous la direction de Paul de Chomedey de Maisonneuve,
représentant de la Société de Notre-Dame, et de Jeanne Mance, 50 colons
fondent le poste de Ville-Marie ( Montréal )sur le site qui allait devenir la Pointe-à-Callière.
Cette fondation répond à un objectif religieux, soit la conversion des
Iroquois.
- Automne de la même année, fondation de l'Hôtel-Dieu par Jeanne Mance.
1643 - Un fort est érigé sur la Pointe-à-Callière, sous la direction
de Louis d'Ailleboust de Coulonges (v.1612-1660)
9 juin 1643 - Les Iroquois livrent une guerre d'embuscades contre
le poste de Montréal et causent la mort de cinq colons.
1644 - Paul de Chomedey de Maisonneuve concède à Jeanne Mance
une terre de 200 arpents qui a 4 arpents de front en bordure du fleuve Saint-Laurent
13 février 1644 - Des lettres patentes concèdent l'île de Montréal
à Jérôme Le Royer de La Dauversière et Pierre Chevrier de Fancamp, membres
fondateurs de la Société de Notre-Dame, et leur confèrent le droit de nommer
un gouverneur local, de construire des fortifications, d'établir un corps
de ville ou une communauté, et de faire le libre échange des marchandises
entre Montréal et Québec.
- La Communauté de la Nouvelle-France cède le monopole des fourrures à
la Communauté des habitants et la traite est ouverte à tous.
1645 - Construction de l'Hôpital Saint-Joseph (futur Hôtel-Dieu
de Montréal) sur le terrain concédé à Jeanne Mance en 1644. Selon un accord
avec la Société de Notre-Dame, la Communauté des habitants opère un magasin
à Ville-Marie. Automne 1645 - Louis d'Ailleboust de Coulonges occupe
le poste de gouverneur de Montréal jusqu'au retour de Paul de Chomedey
de Maisonneuve au cours de l'été 1647.
1647 -Jeanne Mance renonce aux 200 arpents qui lui avaient été
concédés en 1644, à l'exception de 7 ou 8 arpents qui entourent l'Hôpital
Saint-Joseph.
Janvier 1648 - Paul de Chomedey de Maisonneuve, gouverneur de
Montréal, réserve un espace de quelques dizaines d'arpents pour l'établissement
de la ville, terrain limité à l'est par la terre de l'Hôpital Saint-Joseph,
au sud, par le fleuve, et des côtés nord et ouest, par les premières concessions
de terre à titre de censive.
2 mars 1648 - Louis d'Ailleboust de Coulonges occupe le poste de
gouverneur de la Nouvelle-France jusqu'au 13 octobre 1651.
1649 - Jean-Jacques Olier, fondateur de la Compagnie des Prêtres
de Saint-Sulpice, assume la direction de la Société de Notre-Dame jusqu'à
ce que celle-ci renonce aux titres de la seigneurie de Montréal au profit
du Séminaire de Saint-Sulpice de Paris en mars 1663.
Mai 1649 - Louis d'Ailleboust de Coulonges crée au nom de la Compagnie
des Cent-Associés une garnison personnelle de six soldats pour le gouverneur
de Montréal.
2 octobre 1651 - Paul de Chomedey de Maisonneuve, gouverneur
de Montréal, concède un terrain à la Communauté des habitants, désormais
désigné comme la 'commune'; les seigneurs s'étaient réservé le droit d'y
reprendre le terrain nécessaire pour établir un marché ou un port, ou encore
pour des colons; en contrepartie, un nouveau terrain communal devait être
concédé ailleurs.
Automne 1651 - Charles- Joseph d'Ailleboust des Musseaux (v.1624-1700)
remplit les fonctions de gouverneur de Montréal jusqu'au retour de Paul
de Chomedey de Maisonneuve en octobre 1653.
- Jean de Saint-Père (v.1618-1657) tient le rôle de syndic de la communauté.
- Les attaques des Iroquois obligent Jeanne Mance et de nombreux colons
à se réfugier dans le fort jusqu'en 1653.
1653 - L'Hôpital Saint-Joseph est agrandi.
22 septembre 1653 - Maisonneuve revient de France avec 100 soldats
engagés pour défendre Montréal contre les Iroquois. À bord du navire se
trouve Marguerite Bourgeoys, venue pour ouvrir une école. Elle écrit qu'à
Québec tout est si pauvre que cela fait pitié. À son arrivée à Montréal,
elle ne trouve pas d'enfants d'âge scolaire à cause de la forte mortalité
infantile.
Octobre 1653 - Arrivée de la Grande recrue qui compte 95 colons
français.
- Aucune peau de castor ne parvient à Montréal à cause des incursions iroquoises
sur la rivière Outaouais.
1654 - Des Outaouais viennent faire du commerce à Montréal pour
la première fois.
Automne 1655 - Raphaël- Lambert Closse (v.1618-1662) remplit les
fonctions de gouverneur de Montréal jusqu'au retour de Paul de Chomedey
de Maisonneuve en août 1657.
1656 - Médard Chouart des Groseilliers escorte 50 canots depuis
les pays d'En-Haut jusqu'à Montréal.
1657 - Marguerite Bourgeois entreprend la construction de la chapelle
Notre-Dame-de-Bonsecours; seule la fondation est terminée avant 1673.
- Arrivée des Sulpiciens à Montréal.
- La paroisse de Notre- Dame-de-Montréal est officiellement formée et des
marguilliers sont élus. Août : Quatre Sulpiciens, sous la direction de Gabriel
de Thubières de Levy de Queylus (1612-1677), arrivent et s'établissent à
l'Hôpital Saint-Joseph. 21 novembre : Gabriel Thubières de Levy de Queylus
nomme Gabriel Souart (v.1611-1691) premier curé résident, libérant ainsi
les missionnaires jésuites qui desservaient l'établissement jusque là. Les
Sulpiciens nomment Bénigne Basset dit Deslauriers (v.1639-1699) notaire seigneurial
et greffier du tribunal.
1658 - Paul de Chomedey de Maisonneuve concède à Marguerite Bourgeois
un demi-arpent de terre dans la commune, près de l'Hôpital Saint-Joseph,
pour qu'elle y fonde une école.
- Marguerite Bourgeoys inaugure une école pour l'éducation des Françaises
et des Amérindiennes et fonde la Congrégation de Notre-Dame. Paul Chomedey
de Maisonneuve devient gouverneur de l'île de Montréal.
1659- Inauguration de la chapelle de l'Hôpital Saint-Joseph qui
servira aussi d'église paroissiale. Un puits est creusé dans la cour de
l'hôpital et servira aux habitants du voisinage. Un moulin à vent fortifié
est construit sur le Coteau du fort. Jeanne Mance transfère l'administration
de l'Hôpital Saint-Joseph aux Religieuses hospitalières de Saint-Joseph,
qui viennent d'arriver de La Flèche, en France. La construction du premier
séminaire commence sur la rue Saint- Paul et se poursuit au moins jusqu'à
l'automne 1661.
- Arrivée d'une nouvelle recrue de 91 colons français.
21 avril 1659 - Gabriel Souart dirige le séminaire jusqu'à ce que
Gabriel Thubières de Levy de Queylus soit autorisé à retourner à Montréal
en 1668. Les Sulpiciens nomment Charles- Joseph d'Ailleboust des Musseaux
(v.1624-1700) juge seigneurial, mais sa nomination ne devient officielle
qu'en 1666, après le règlement du conflit de juridiction qui oppose la justice
seigneuriale et la justice royale; il demeure en fonction jusqu'en 1677.
1660 - Dollard des Ormeaux et 16 de ses amis livrent combat contre
les Iroquois au pied des rapides du Long-Sault. Ils meurent au combat, mais
ils auront sauvé Montréal en incitant les Iroquois à renoncer à leur projet
de l'attaquer. La population de l'île de Montréal est estimée à 407 habitants.
Pierre-Esprit Radisson et Médard Chouart des Groseilliers escortent 60 canots
depuis les pays d'En-Haut jusqu'à Montréal.
18 juillet 1660 - Médéric Bourduceau de LaBouchardière est élu syndic
de la communauté et conserve ce poste jusqu'à l'automne 1661.
1661 - Louis XIV, alors âgé de 22 ans, exerce désormais le véritable
pouvoir en France. Il charge son ministre Jean-Baptiste Colbert de réorganiser
la Nouvelle-France.
16 août 1662 - Paul de Chomedey de Maisonneuve autorise l'établissement
d'une nouvelle église paroissiale sur un espace de 4 arpents en bordure
de la commune, à condition que le conseil paroissial rachètent les emplacements
qui y sont déjà concédés; le projet ne sera jamais réalisé. 22 septembre
: Les marguilliers achètent environ 2 arpents en bordure de la commune à
Robert Lecavalier pour y établir un nouveau cimetière paroissial. Zacharie
Dupuis de Verdun (v.1609-1676) est nommé major de la ville, poste qu'il conserve
jusqu'à sa mort en 1676.
1663 - La population de l'île de Montréal est estimée à 596 habitants.
La Communauté des habitants accepte d'utiliser les profits de la traite
des fourrures pour construire un hangar dans la commune où seraient hébergés
les Amérindiens venus faire du commerce.
24 février 1663 - Le roi place la Nouvelle-France directement sous
son autorité. 9 mars : La Société de Notre-Dame cède la seigneurie de Montréal
au Séminaire de Saint-Sulpice de Paris. Sur la recommandation de Mgr François
de Laval, le roi nomme Augustin Saffray de Mésy (?-1665) gouverneur de la
Nouvelle-France; celui-ci arrive à Québec le 15 septembre et occupe cette
fonction jusqu'à sa mort en mai 1665. 18 octobre : La justice royale s'établit
à Montréal; le Conseil souverain nomme Louis Artus de Sailly (v.1625-1668)
juge, Charles Lemoine procureur fiscal et Bénigne Basset dit Deslauriers
clerc; ils demeurent tous en fonction jusqu'au rétablissement de la justice
seigneuriale en septembre 1666. Les Sulpiciens conservent un tribunal seigneurial,
dont le juge est Charles-Joseph d'Ailleboust des Musseaux. 23 octobre : Le
gouverneur de la Nouvelle-France, Augustin Saffray de Mésy, nomme Paul de
Chomedey de Maisonneuve, gouverneur de Montréal; les Sulpiciens contestent
le droit de M. de Mésy de procéder à cette nomination. 21 décembre : Urbain
Baudreau dit Graveline est élu syndic de la communauté et conserve ce poste
jusqu'au 31 mai 1667.
2 mars 1664 - Sur ordre de Paul de Chomedey de Maisonneuve, la
Communauté des habitants se réunit pour élire cinq 'juges de la police': Louis
Prudhomme, Jacques Lemoine, Gabriel Celle dit Duclos, Jacques Picot dit Labrie
et Jean Leduc.
1665 - Charles Lemoine et Jacques LeBer font construire une boulangerie
dans la commune près du site de la foire des fourrures. Automne : Paul
de Chomedey de Maisonneuve retourne en France, mais conserve sa charge de
gouverneur de Montréal jusqu'en 1669. Zacharie Dupuis de Verdun remplit
la fonction de gouverneur de Montréal jusqu'à l'arrivée de François-Marie
Perrot en 1670. 25 octobre : Le gouverneur de la Nouvelle-France Daniel
Rémy de Courcelles émet une ordonnance sur l'hébergement des troupes. Arrivée
du régiment Carignan-Sallières.
1666 - Selon le recensement, la population de l'île de Montréal
est de 624 habitants. Année de mauvaise récolte.
31 mai 1666 - Mathurin Langevin dit Lacroix est élu syndic de la
communauté et conserve ce poste jusqu'au 19 août 1668.
18 septembre š-š À la demande des Sulpiciens, l'intendant de la Nouvelle-France,
Jean Talon, rétablit leur pleine justice seigneuriale. 1er
novembre -š Les Sulpiciens demandent et obtiennent l'autorisation de
préparer un 'papier terrier' pour leur seigneurie de l'Île-de-Montréal.
5 janvier 1667 - Le Conseil souverain interdit le troc d'eau-de-
vie contre des fourrures.
19 août 1667 Gabriel Celle dit Duclos est élu syndic de la communauté
et conserve ce poste jusqu'au 27 mars 1672.
- M. Gabriel Thubières de Levy de Queylus remplit la fonction de supérieur
du séminaire jusqu'en 1671.
29 février 1668 -Le Conseil souverain réitère son interdiction de
troquer de l'eau-de-vie contre des fourrures.
10 avril 1668 - Charles-Joseph d'Ailleboust des Musseaux ordonne
l'ouverture du 'chemin du grand costeau', qui mène de l'extrémité nord de
la rue Saint-François-Xavier jusqu'à la mission située sur la montagne.
10 novembre 1668 - Le Conseil souverain autorise le troc d'eau-de-vie
contre des fourrures.
12 mai 1669 - Les marguilliers choisissent le terrain de Jean de
Saint-Père sur la rue de l'Hôpital comme site de la nouvelle église paroissiale;
Bénigne Basset dit Deslauriers doit superviser les travaux. Marguerite Bourgeois
fait construire un nouveau couvent pour la Congrégation de Notre-Dame.
26 juin 1669 - Le Conseil souverain interdit aux habitants de pénétrer
dans les bois et d'y apporter de l'eau-de-vie aux Amérindiens. François-Marie
Perrot (1644-1691), neveu de Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France,
est nommé gouverneur de Montréal. Il arrive à Montréal en 1670 et conserve
son poste jusqu'en 1683; pendant cette période, sa participation à la traite
des fourrures et son application arbitraire des règlements suscitent de
nombreuses controverses.
1671 François Dollier de Casson occupe le poste de supérieur du
séminaire jusqu'à son retour en France, en 1674. Les Sulpiciens fondent
une mission dans leur domaine de la montagne.
27 mars 1672 Jean Gervaise est élu syndic de la communauté et
conserve ce poste jusqu'au 14 mai 1672.
14 mai 1672 Louis Chevalier est élu syndic de la communauté et conserve
ce poste jusqu'à son implication dans l'affaire Fénelon; il est démis de
ses fonctions par le gouverneur de la Nouvelle-France, Louis de Buade de
Frontenac.
21 mai : Charles-Joseph d'Ailleboust des Musseaux, juge seigneurial,
émet une ordonnance interdisant la vente de boissons alcooliques par les
marchands forains afin de protéger le monopole de ce commerce accordé à
12 marchands résidents de Montréal.
6 juin 1672 Les marguilliers établissent définitivement le site de
la nouvelle église paroissiale sur la rue Notre-Dame et la construction
commence, sous la direction de François Bailly. 3 juillet : La Communauté
des habitants vend son hangar aux Sulpiciens pour contribuer au financement
de la nouvelle église paroissiale. Les Sulpiciens planifient la construction
d'un nouveau séminaire. Juillet - François Dollier de Casson, supérieur
du séminaire, dresse le plan des rues de Ville-Marie.
27 septembre 1672 Les voyages dans les pays d'En-Haut pour y faire
du commerce avec les Amérindiens sont interdits à moins d'avoir été autorisés
par le gouverneur de la Nouvelle-France.š Année de mauvaise récolte.
27 juin 1673 À la demande de Louis Chevalier, procureur syndic des
habitants, Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France,
émet une ordonnance visant la perception annuelle d'un impôt de 50 livres
par habitant de l'île de Montréal pour le logement des soldats formant le
corps de garde du gouverneur de Montréal. Frontenac fonde le Fort Cataraqui
ou Frontenac sur le lac Ontario. Les Hollandais reprennent la colonie de
New York, mais la rendent aux Anglais en 1674.
29 juin 1673 Mgr de Laval autorise la poursuite de la construction
de la chapelle Notre- Dame-de-Bonsecours. Louis de Buade de Frontenac, gouverneur
de la Nouvelle- France, ordonne la construction d'une route vers Lachine.
1673 Année de mauvaise récolte.
3 décembre 1673 La Communauté des habitants décide en assemblée
qu'il est préférable de continuer à louer une maison servant de corps de
garde pour les soldats du gouverneur de Montréal plutôt que de construire
un corps de garde.
1674 Début de la démolition de l'ancienne maison seigneuriale
de la Pointe-à-Callière.
10 février 1674 Après l'arrestation de François-Marie Perrot, le
gouverneur de la Nouvelle-France nomme Thomas de Lanouguère (1644-1678) gouverneur
intérimaire de Montréal.
14 juin 1674 Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France,
interdit aux marchands forains de faire du commerce avec les Amérindiens.
Gabriel Souart remplit la fonction de supérieur du séminaire jusqu'en 1676.
22 avril 1675 Le Conseil souverain interdit la traite des fourrures
à toutes les personnes qui ne tiennent pas 'feu et lieu'; le gouverneur
ne délivre des permis de chasse qu'à celles qui ont des habitations.
20 octobre - La Communauté des habitants décide que 1) les marchands
forains n'ont pas le droit de vendre des marchandises à Montréal; 2) les
foires commerciales annuelles seront confinées au terrain communal exclusivement;
3) leur syndic sera rétabli ou remplacé; 4) les non-résidents de l'île n'ont
pas le droit de vendre des boissons ni de participer à la foire commerciale
annuelle.
Par suite du décret royal du 16 avril 1676, tout commerce est
interdit dans les terres et aucune permission spéciale n'est accordée. Louis
de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France, fait enquête sur
la manière dont les places ont été octroyées verbalement dans la commune
pendant la foire commerciale annuelle.
Mai 1676 Le Conseil souverain adopte des règlements de police.
5 août 1676 Par suite de règlements de la police adoptés en mai
1676, les Sulpiciens demandent et obtiennent l'autorisation de l'intendant
d'ouvrir un marché sur le terrain communal faisant face à leur séminaire de
la rue Saint-Paul; le nouveau marché, qui a une largeur de 100 pieds et qui
va jusqu'à la rivière, est resté tel quel jusqu'à ce que le développement
de la ville entraîne sa relocalisation dans la haute ville. Les Sulpiciens
espéraient qu'un marché réglementé éliminerait la hausse vertigineuse des
prix amorcée au printemps et à l'été, à l'arrivée des marchands de Québec,
de Trois-Rivières et de la campagne.
1677 Louis Tronson, supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice de
Paris, autorise la construction d'un nouveau séminaire à Montréal si celui-ci
s'avère nécessaire. Le Séminaire reçoit les lettres patentes reconnaissant
son statut.
23 mars - Le gouverneur de la Nouvelle- France, Louis de Buade de
Frontenac, interdit aux résidents d'organiser 'aucune assemblée, conventicule
ni signatures communes'
1er mai 1677 Jacques Bizard (1642-1692) est nommé major de Montréal
par le roi, poste qu'il conserve jusqu'en 1692. Jean-Baptiste Migeon de
Branssat (1636-1693) est nommé juge civil et criminel, poste qu'il conserve
jusqu'en 1690.
25 octobre 1677 L'intendant confirme le droit des Sulpiciens, à titre
de seigneurs de l'Île-de-Montréal, d'octroyer des places dans la commune.
6 novembre 1678 Marguerite Bourgeois cède la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours
à la paroisse Notre-Dame-de-Montréal.
1678 François Dollier de Casson remplit la fonction de supérieur
du séminaire, poste qu'il conserve jusqu'en 1701.
24 mai 1679 Un édit royal interdit le transport d'eau-de-vie vers
les villages amérindiens.
Selon le recensement 1681, la population de l'île de Montréal
est de 1 389 habitants.
En mai - Des édits royaux accordent l'amnistie aux coureurs de bois
et établissent un système de 25 congés par année pour le commerce dans les
pays d'En-Haut; ce système donne rapidement lieu à des abus, car l'intendant
augmente le nombre de congés et les marchands font plus d'un voyage.
1682 Tous les voisins du puits situé près du nouveau séminaire
sont obligés de participer à sa réparation.
Trente-six canots d'Outaouais et de Hurons arrivent à Montréal. Le roi
autorise l'établissement d'un magasin du blé à Montréal.
1683 Inauguration de l'église Notre-Dame et un terrain, situé a
proximité, est réservé pour la fondation d'une petite école de paroisse.
27 février - Les marguilliers vendent le cimetière qui joint la commune.
24 mars - Les marguilliers achètent de Jean Desroches un terrain situé
en bordure du chemin de la montagne afin d'y établir un nouveau cimetière
paroissial.
1684 Le couvent de la Congrégation de Notre-Dame est détruit par
les flammes.
Louis-Hector de Callière (1648-1703) est nommé gouverneur de Montréal,
poste qu'il conserve jusqu'en 1699.
La guerre avec les Iroquois continue jusqu'au traité de 1701.
6 octobre 1685 - Jacques-René de Brisay de Denonville, gouverneur
de la Nouvelle- France, ordonne que soient coupés tous les arbres et buissons
entre Ville- Marie et la mission de la montagne de manière à faire 'une
terre plaine découverte'.
Novembre 1685 Le premier plan détaillé de Ville-Marie est dressé.
Sous Louis-Hector de Callière, gouverneur de Montréal, des soldats entreprennent
les préparatifs pour la construction d'une palissade autour de Ville-Marie.
Le commerce est interdit dans les pays d'En-Haut; il n'est permis qu'à
Montréal, Trois-Rivières et Québec.
Cinq compagnies de soldats sont établies dans l'île de Montréal, dont deux
à Ville-Marie. Un corps de garde est construit sur la rue Saint-Joseph 'tant
pour la discipline des troupes que pour la sureté et le maintient de la
police parmi le peuple'.
1687 - Épidémie de rougeole dans toute la colonie.
1687 - Une épidémie de typhus tue environ 150 personnes à l'automne
1687. Les Sulpiciens font construire un moulin sur la rivière des Prairies.
Quarante canots d'Outaouais arrivent à Montréal.
15 juin 1688 Jean Bochart de Champigny, intendant de la colonie,
émet une ordonnance pour réglementer les réserves militaires, la largeur
des rues, les méthodes de construction et la dimension des terrains. Une
poudrière, surmontée d'une plate-forme de canons, est construite
1689 Un corps de garde, surmonté d'une plate-forme de canons, est
construit.
Année de mauvaise récolte. Tous les voyages dans les pays d'En-Haut sont
interdits sous peine de mort; 'nous sommes obligés de demeurer en corps
pour la deffense du pays'.
Nuit du 4 au 5 août 1689 - Les Iroquois déclenchent une attaque-surprise
contre l'établissement de Lachine. Ils tuent 24 personnes et détruisent
une cinquantaines de fermes. A la suite de cette attaque, 72 autres personnes
sont portées disparues.
1692 Pour établir leur communauté, les Récollets font l'acquisition
de divers terrains qu'ils réunissent pour constituer leur enclos. Les Jésuites
font l'acquisition de la propriété de Jean-Vincent Philippe de Hautmesny
pour y établir leur communauté.
9 juin -š Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France,
ordonne l'ouverture des rues Saint-Sacrement et Saint-Jean. La récolte
est mauvaise et le prix du blé est presque quatre fois plus élevé qu'au
milieu des années 1680.
1693 Les autorités militaires érigent un fort sur le Coteau Saint-Louis.
Mars 1693 Le roi rétablit la justice royale à Montréal. Charles Juchereau
de Beaumarchais (1655-1703) est nommé juge civil et criminel, poste qu'il
conserve jusqu'en 1700. Jacques- Alexis de Fleury de Deschambault est nommé
procureur fiscal, poste qu'il conserve jusqu'en 1706.
15 avril -š Les Sulpiciens cèdent le terrain de l'église Notre-Dame
aux marguilliers de la fabrique.
Juillet - Les Sulpiciens louent l'ancien séminaire à l'intendant,
Jean Bochart de Champigny; l'intendance y demeure jusqu'au 18e siècle.
1695 L'Hôtel-Dieu de Montréal (autrefois l'Hôpital Saint-Joseph)
est détruit par les flammes. Les boulangers de Montréal (Antoine Poudret,
Jean Truillier dit Lacombe et Etienne Forestier dit Lafortune) demandent
que leur corps de métier soit réglementé afin d'empêcher que d'autres achètent
le blé et vendent le pain à des prix élevés.
1697 Les Sulpiciens préparent un nouveau papier-terrier de leur
seigneurie de l'Île-de-Montréal.
1699 La palissade est prolongée vers l'est. Une épidémie de variole
au printemps et à l'été tue plus de 100 personnes. Philippe de Rigaud de
Vaudreuil (v.1643-1725) est nommé gouverneur de Montréal, poste qu'il conserve
jusqu'en 1703.

1700 La population de l'île de Montréal est estimée à 2 969 habitants;
environ 2 100 personnes habitent dans les zones urbaine et rurale de la
paroisse Notre-Dame-de-Montréal.
18 janvier - šš Une ordonnance du Conseil souverain interdit tout
commerce avec les Amérindiens hors de Québec, Trois-Rivières et Montréal,
et interdit la vente d'eau-de-vie aux Amérindiens à l'extérieur des villes.
Jacques-Alexis de Fleury de Deschambault est nommé juge civil et criminel
intérimaire, poste qui devient permanent en 1706 et qu'il conserve jusqu'en
1715.
1701 Les bouchers de Montréal (Nicolas Lecomte, Paul Bouchard,
Claude Robillard et Henri Catin) demandent une révision des prix de la viande.
Tous les permis de taverne sont révoqués à cause des ventes illicites d'eau-
de-vie aux Amérindiens; de nouveaux certificats de moralité et de bonne conduite
sont exigés.
5 juin 1701 Jacques-Alexis de Fleury de Deschambault est nommé
juge par commission royale pendant l'absence de Juchereau de Beaumarchais.
11 mai -š Le Conseil supérieur nomme Pierre Raimbault procureur du
roi. François Clairambault d'Aigremont (1659- 1728) est nommé commissaire
de la Marine, poste qu'il conserve jusqu'en 1702, année où cette fonction
devient vénale.
4 août 1701 - Signature de la paix de Montréal avec les Cinq Nations
iroquoises, le traité de Montréal met fin aux hostilités avec les Iroquois.
1702 À la demande des Sulpiciens, le gouverneur et l'intendant
de la Nouvelle-France confirment l'ouverture de la rue de l'Hôpital. Épidémie
de petite vérole débutant en novembre à Québec. Elle s'étend rapidement
à toute la colonie et fait de deux à trois milles morts incluant les amérindiens.
L'épidémie fait de 200 à 300 morts dans la ville de Québec.
1703 - Une épidémie de variole pendant l'hiver et le printemps
tue plus de 250 personnes dans l'île de Montréal.
1704 Jacques Levasseur de Néré, ingénieur du roi, dresse le plan
de Montréal, qui montre les changements proposés à la palissade ainsi que
des détails sur les terrains et les bâtiments. Claude de Ramezay (1659-1724)
est nommé gouverneur de Montréal, poste qu'il conserve jusqu'à sa mort.
1710 - Épidémie de fièvres malignes, appelées maladie de Siam,
dans toute la colonie.
1716 - La population de la Nouvelle-France procède à des travaux
de fortification de Montréal et Québec.
1717-1718 - Épidémies de fièvres malignes dans toute la colonie.
1729 - La picote ravage le Canada
1734 - Épidémie de variole dans toute la colonie.
1735 - Grave maladie contagieuse à Montréal apportée par les vaisseaux
du roi.
- Inauguration sur la rive nord, entre Québec et Montréal, du Chemin du
Roy qui comprend 13 ponts. Cette inauguration survient au terme de travaux
effectués en 4 ans. Désormais, il est possible de se rendre d'une ville à
l'autre à cheval en 4 jours.
1737 - Nouvelle famine les habitant réduit à manger des patates
et des bourgeons d'arbres, et autres choses qui leurs tombent sous la mains.
- Ouverture du chemin du roy de Montréal à Québec.
1743-1745 - Épidémie de typhus dans toute la colonie.
1748 - On retrouve des esclaves dans toutes les régions du Canada
français et jusque dans les campagnes les plus reculées. La région de Montréal
domine avec 2077 esclaves, suivie de Québec avec 1059 et Trois-Rivières,
114.
1749 - Épidémie de fièvre et décès nombreux.
1750 - Épidémie de typhus dans toute la colonie.
1753 - La population de la Nouvelle-France est d'environ 55 000
habitants
1756-1759 - Épidémie de typhus dans toute la colonie. La nouvelle-France vers 1754, à cette époque la
Nouvelle-France s'étendait de la baie d'Hudson au golfe du
Mexique.
1760- 1900 Régime Anglais
| FORTIFICATIONS DE MONTRÉAL, 1760. |
- Le fleuve
- Rivière St-Pierre
- Pont
- Maison de M. de Callière
- Hôpital général
|
- Fossé qui entoure la ville sur 3 côtés: 8 pieds de profondeur.
- Glacis
- Poterne
- Porte du marché
- Porte Ste-Marie
|
- Porte du bord de l'eau
- Poterne
- Couvent des Récollets
- Église paroissiale
- Hôpital des religieuses
|
- Église et couvent des Jésuites
- Château Vaudreuil
- M. de Longueuil
- Citadelle
- Quai
|
8 septembre 1760 - Montréal capitule. Encerclés par une armée qui
les surpasse en nombre, le gouverneur Vaudreuil et ses troupes rendent les
armes.
1765 - Épidémie de nature inconnue qui fait monter le taux de
mortalité dans la colonie.
Le 18
mai 1765, un terrible incendie ravage la ville de Montréal. Plus
d'une centaine de maisons sont détruites lors de l'incendie. 215
familles subissent des pertes financières. Les rues Saint-François
(54 familles) et Saint-Paul (84 familles) furent dûrement éprouvées
par l'élément destructeur. Le Conseil Législatif de Québec
nomme deux conseillers pour enquêter sur les causes de l'incendie.
Tous les sinistrés doivent fournir un état sommaire de leurs
pertes.
1774 - Acte de Québec
A la fin de l'été 1775, le général américain Montgomery prend Montréal.
Le 31 décembre 1775, une attaque contre Québec menée par les généraux
Montgomery et Arnold échoue. Montgomery est tué, Arnold blessé. Le siège
de la ville se poursuit jursqu'au printemps 1776.
1791 - Acte constitutionnel et création du Haut et
du Bas Canada
1794 - Loi de judicature - Le Bas-Canada est divisé en 3 districts:
Montréal, Trois-Rivières, Québec. On institue une Cour du Banc du Roi dans
les districts de Montréal et Québec et on nomme un juge provincial dans
le district des Trois-Rivières.
1801 - La population de Montréal est d'environ 9000 habitants
1803 - On construit le premier moulin de pâtes et papiers de la
région de Montréal
1817 - Création de la première banque canadienne, la Bank of Montreal.
1822 - Le Parlement de Londres dépose un projet de loi préconisant
l'union des législatures du Haut-Canada et du Bas-canada. Ce projet propose
une parité de représentation (60 députés pour chaque Canada). Il indique
également qu'au Bas-Canada, 20 députés devront être élus par des anglophones.
De plus, d'après le projet, l'anglais deviendrait la seule langue officielle.
Tout membre de l'Assemblée devrait enfin posséder une propriété foncière
d'au moins 500 livres sterling. A la suite de l'opposition des Canadiens,
menée par Louis-Joseph Papineau et son second, John Neilson, qui parviennent
à obtenir 60 000 signatures au bas d'une pétition dénonçant le projet d'union,
le gouvernement de Londres décide finalement de reculer et retire son projet
en 1823.
Le 10 mai 1823, Papineau et Neilson s'étaient rendus à Londres présenter
un mémoire contre le projet d'Union du Haut et du Bas-Canada.
1824 - Construction du canal Lachine.
- À Montréal, débute la construction de la basilique Notre-Dame.
1827 - La population du Bas-Canada est d'environ 479 300 habitants.
La population de Montréal est d'environ 22 540 habitants; 54 % sont d'origine
canadienne-française, 41 % britannique, 3 % américaine et 1.5 % d'origine
variée
1829 - Fondation de l'Université McGill.
1832 - Au terme d'une élection partielle se déroulant dans la ville
de Montréal, une émeute entraîne la mort de trois Canadiens. C'est en juin
1832 qu'une épidémie de choléra décime plus de 10 % de la population de
Montréal.
1834 - Vote des 92 résolution.
6 mars 1837, - Lord Russel, ministre britannique des Colonies dépose
10 résolutions par lesquelles il rejette en bloc les 92 résolutions. Il
autorise par ces résolutions le gouverneur du Bas-Canada à dépenses sans
le vote de l'assemblée.
6 novembre 1837 - affrontement entre les membres du Doric Club
et ceux des Fils de la liberté, deux associations révolutionnaires respectivement
anglophone et francophone, sur la rue Saint-Jacques à Montréal. Les membres
du Doric Club saccagent les presses du journal Vindicator, propriété d'un
allié de Papineau, et menacent la propriété de celui-ci. A la suite de cet
affrontement, le gouvernement décide de réagir: il appelle des renforts
du Haut-Canada et des Maritimes et ordonne l'arrestation de 26 chefs patriotes.
5 décembre 1837, proclamation de la loi martiale dans le district
de Montréal.
3 novembre 1838,- Soulèvement populaire dans les paroisses du Bas-Canada,
dans le sud de Montréal et dans la Vallée du Richelieu. Les «frères chasseurs»,
mouvement clandestin qui poursuit la lutte des Patriotes, se mobilisent
dans différents points de la Montérégie (Beauharnois, Sainte-Martine, Saint-Mathias).
4 novembre 1838, - Nouvelle proclamation de la loi martiale.
1840 - Acte d'Union des Canadas
1844 - Montréal devient Capitale du Canada
1847 - Épidémie de typhus chez les immigrants et de typhoïde à
Montréal.
1849 - Une foule révoltée incendie l'édifice du parlement de Montréal.
Le gouvernement déménage ses activités à Toronto. Retrait du droit de vote
aux femmes.
1851 - Création d’une monnaie canadienne.
1853 - La population de Montréal est d'environ 57 700 habitants
1854 - Supression de la tenure seigneuriale au Bas-Canada.
- épidémie de choléra et typhus.
1858 - On distribue les premières pièces de monnaie canadienne
1860 - Le Prince de Gales visite Montréal et inaugure le pont
Victoria
1861 - Population de Montréal: 118 000 habitants
1862 - Les vergers de Montréal, jadis nombreux, ont pratiquement
disparu
28 mars 1867, - La reine Victoria donne la sanction royale et décrète
que l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique prendra force de loi dès le
1er juillet 1867. ( Confédération Canadienne )
1869 - Excommunication des membres de l'Institut canadien
de Montréal.
1873- 1885 - Périodes de crise économique.
- Le journal La Presse est né le 20 octobre 1884.Après avoir passé
par plusieurs mains, en 1894, Treflé Berthiaume devient propriétaire de
La Presse pour la somme de 30 000$, . En 1904, il vend à un consortium anglophone
pour 700 000$. Regrettant son geste il met deux ans avant de pouvoir récupérer
le journal. Sous sa gouverne, La Presse connait un succès phénoménal qui
en fera, pendant plusieurs années, le journal canadien au plus fort tirage.à
sa mort, en 1915, le tirage de La Presse atteignait 140 000 copies
1888- Nomination du curé Labelle au poste de
sous-ministre de la Colonisation.
1909, - Premier vol d'avion au-dessus de Montréal.
1914-1918 - Première Guerre mondiale.
1918 - Épidémie mondiale de grippe espagnole.
1921 - Loi de l'assistance publique.
1922 - Service d'hygiène publique.
1929 - Krach économique.
1939 - Deuxième Guerre mondiale.
1940 - Droit de vote aux femmes, et Instruction
obligatoire.
1944 - Maurice Duplessis, premier ministre du Québec.
1945 - Fin de la Deuxième Guerre Mondiale.
1948 - Adoption du drapeau du Québec.
1954- Création d'un impôt provincial du Québec.
1960- Début de la Révolution tranquille
avec Jean Lesage.
1963 - Nationalisation de l'électricité.
14 octobre 1966 - Après quatre ans de travaux, ouverture officielle
du Métro de Montréal.
1967 - Exposition universelle de Montréal, et création
des cégeps.
1969 - Création de l'Université du Québec,
et création du Parti québécois.
1970 - Crise d'Octobre et Loi de
l'assurance-maladie.
1974 - Le français langue officielle du Québec.
1976 - Arrivée au pouvoir du Parti québécois
et Jeux Olympiques d'été de Montréal.
1977 - Projet de loi 101.
1992 - Référendum sur les accords de
Charlottetown.
1995 - Référendum sur la souveraineté
du Québec, et réduction de la fonction publique fédérale.
1995-1996 Réformes du régime d'assurance-chômage.
1996 - Rationalisation du système hospitalier au
Québec.
1998
- CRISE DU VERGLAS Le 5 janvier, débute la célèbre crise du Verglas. La température cause une panne d'électricité généralisée : Montréal et une grande partie de la province se retrouve dans le noir total durant presque 2 mois.
Lorsqu'une importante masse d'air chaud et humide se superpose à une masse stagnante d'air froid, le résultat est toujours le même. L'air chaud monte et engendre des précipitations. La pluie se refroidit en traversant la masse d'air froid pour finalement se transformer en glace dès qu'elle touche le sol. Le résultat est une couche de verglas qui recouvre tout sans discrimination. Plus la pluie dure longtemps, plus la glace devient épaisse. Comme l'a dit un météorologiste, en 1998 nous avons eu droit à une tempête digne des bayous en plein hiver québécois.
| Les précipitations débute tard dans la nuit du 4 janvier 1998 et dure SIX JOURS! La région la plus affectée s'étend de Kingston en Ontario jusqu'à Drummondville, en passant par Montréal et sa Rive Sud. Cette région reçoit environ 80 mm de pluie verglassante, du jamais vu (le précédent record était de 39 mm en 1942). La glace s'accumule sans cesse sur les fils électriques, les pilônes se tordent et s'effondrent sous le poids de la glace, les transformateurs explosent, les poteaux s'écrasent dans les rues. 1 393 000 Québécois se retrouvent sans électricité, sans lumière et sans chauffage en plein hiver. Certains d'entre eux ne seront rebranchés que quatre semaines plus tard! |
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Les nombreux arbres ne sont pas épargnés par la tempête du siècle. Des charges de glace de 30 fois leur poids s'accumulent sur eux et ils s'affaissent les uns après les autres dans une cacophonie de craquements de bois et d'explosion de glace. Les branches se fendent et cèdent, causant encore plus de dommages. Des forêts entières sont décimées au grand désespoir des propriétaires d'érablières et de vergers. Marcher sous un arbre devient dangereux alors que les branches glacées viennent s'écraser sur les voitures, les maisons et les passants. |
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Les trottoirs et les rues sont si glacés que marcher devient presque impossible. Les voitures (si vous arrivez à en ouvrir la porte) sont incontrôlables sur l'épaisse couche de glace et les rues sont bloquées par les branches, les fils électriques et les poteaux effondrés. Les véhicules d'urgence sont incapables de rejoindre les personnes en difficulté. L'eau gelée fait exploser les tuyaux et les canalisations. Montréal ressemble à un champ de bataille et est déclarée zone sinistrée.
La tempête est responsable directement ou indirectement des décès de 21 personnes au Québec. Citons en guise d'exemple Roland Parent de Sainte-Angélique qui mourut d'asphyxie au monoxyde de carbone, Ernest Jubien et Ethel Cockell de Mont-Royal qui trouvèrent la mort dans un incendie causé par une chandelle, Margaret Heath de Pierrefonds qui mourut d'hypothermie et Noëlla Cliche de Saint-Martin qui trouva la mort lorsque de lourds morceaux de glace s'écrasèrent sur elle. |
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AIDE ET GÉNÉROSITÉ L'aide s'organise rapidement pour venir au secours des millions de personnes dans le besoin. Des convois de services d'urgenceS envahissent les rues comme des libérateurs, ce sont les travailleurs de l'Hydro-Québec, les réparateurs de lignes téléphoniques, les pompiers, les policiers, les ambulanciers et même les soldats de l'armée canadienne. Les reporters et les journalistes travaillent jour et nuit pour informer une population apeurée et inquiète. Les pompiers entreprennent de déglacer les toits et les corniches des gratte-ciels et des immeubles.
On met sur pied 362 abris populaires (dans des écoles, des églises, des hôpitaux, des centres communautaires) où les sinistrés peuvent trouver chauffage, médicaments, réconfort et nourriture chaude. Des milliers de bénévoles, dont plusieurs sont eux-mêmes des sinistrés, offrent généreusement leurs services dans ces abris. Plusieurs artistes québécois mettent même sur pied une tournée de spectacles gratuits pour remonter le moral des victimes. La Croix Rouge assiste 130 000 personnes en une semaine et reçoit 300 appels à l'heure le 14 janvier de gens qui désirent faire des dons.
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CONSÉQUENCES
| Les travailleurs d'Hydro-Québec, malgré des périodes de travail de 16 heures, sont débordés et demandent l'aide de leurs homologues américains. Les citadins sont chanceux car ils sont rebranchés les premiers. Mais à la fin du mois de janvier, 45 000 Québécois sont toujours sans électricité. Les fermiers sont durement touchés. Plusieurs granges s'écroulent sous le poid de la glace, tuant le bétail. Environ 5500 producteurs laitiers du Québec et de l'Ontario durent jeter 13,5 millions de litres de lait, une perte d'environ 7,8 millions de dollars. On estime les dommages matériels à 500 millions de dollars et les coûts en perte de production se situent dans les milliards. |
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Les milieux naturels sont également durement touchés. Des forêts entières sont dévastées et mettront plusieurs années à se remettre du cataclysme. De nombreux oiseaux trouvent la mort lorsque leurs sources de nourriture (bourgeons et insectes) se retrouvent recouverts d'une impénétrable couche de glace. Même les mangeoires urbaines deviennent inaccessibles. Plusieurs petits mammifères se retrouvent coincés sous la glace ou encore, incapables de se creuser une cachette, sont une proie facile pour les loups, les renards, les coyotes et les harfangs des neiges. Les écureuils se retrouvent coupés des réserves de nourriture qu'ils avaient dissimulés à l'automne. Par contre, d'autres animaux comme les chevreuils et les lièvres trouvent dans les branches cassées de succulents bourgeons qui sont d'habitude hors de leur portée.
Référence : GenWeb Montréal, Ancêtre francophone
1999 - Un terroriste islamique est arrêté à la frontière américaine au volant d'une voiture bourrée d'explosifs. On apprend avec horreur qu'il demeure à Montréal et avait discuté de la possibilité d'y faire sauter une bombe.
2000 - Début du nouveau millénaire. La terre entière a célébré la venue du nouveau millénaire.
2001 - Attentats terroristes contre les USA.
Quatre avions de ligne sont détournés simultanément dans la matinée, par des commandos composés de dix-neuf terroristes.
Les faits.
- deux avions, un Boeing 767-223(ER) [1] et un Boeing 767-222 [2] (les vols AA11 et UA175) sont respectivement précipités sur les tours 1 et 2 du World Trade Center, à New York (qui se sont ensuite effondrées).
- un avion Boeing 757-223 [3] (vol AA77) s'écrase sur une aile du Pentagone.
- un autre Boeing 757-222 [4] (vol UA93) s'écrase en rase campagne, près de la ville de Pittsburgh en Pennsylvanie, suite à l'intervention des passagers contre le commando terroriste ; on suppose que sa cible était à Washington, peut-être la Maison Blanche ou le Capitole
- A 17h21, le WTC 7 s'effondre suite aux dégats causés sur celui-ci par l'effondrement des deux tours du WTC, et de l'incendie qui s'était déclaré ensuite à l'intérieur du bâtiment.
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Le bilan.
2 986 personnes périrent à cette occasion dont 236 n'étaient pas des ressortissants américains, plus de 80 personnes sont officiellement portées disparues :
- au World Trade Center à New York : 2 595 morts (dont 343 pompiers) dans les tours elles-mêmes; vol 11 d’American Airlines : 92 morts; vol 175 d’United Airlines : 65 morts ;
- au Pentagone à Washington : 125 morts dans le bâtiment; Vol 77 d’American Airlines : 64 morts ;
- en Pennsylvanie : Vol 93 d’United Airlines : 45 morts.
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L'émotion mondiale.
Peu d'événements terroristes auront reçu pareille couverture médiatique (même si l'on pense aux otages israéliens des jeux Olympiques de Munich). Le lieu (une des villes les plus connues au monde et siège de nombreuses agences de presse et de télévision), la séquence des événements (les journalistes se sont immédiatement précipités sur les lieux dès le premier avion et les hélicoptères survolant la ville) ont mené à une médiatisation considérable et à l'observation en direct du crash du second avion, puis de l'effondrement des tours. Pendant une demi-journée, toute l'attention de centaines de millions de personnes a été tournée vers le nord-est des États-Unis.
Par ailleurs, les attentats du 11 septembre constituent un «coup de tonnerre dans un ciel bleu» pour les américains. Après des décennies où le peuple américain s'est essentiellement considéré comme relativement préservé du terrorisme international (même si certains attentats ont touché le pays, dont un précédent contre l'une des tours du World Trade Center et celui de la ville Oklahoma City (mais ayant pour origine l'extrême droite américaine), et d'autres sur les ambassades à l'étranger, ils étaient rares.
- Les attaques terroristes ont été dénoncées par les médias internationaux et les gouvernements comme une agression perpétrée par des fondamentalistes musulmans.
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Certains commentateurs ont comparé cet événement à l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais le 7 décembre 1941. La comparaison est fortement validée par ce sentiment lui-même, même si la différence entre l'agression militaire par une nation (en faisant abstraction de la séquence des événements qui a beaucoup joué dans la perception de traîtrise) et l'attentat commis par des individus essentiellement invisibles a été avancée par certains observateurs.
Le lendemain des attentats, le conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1368, proposée par la France, condamnant ces actes terroristes ; extraits :
- Condamne catégoriquement dans les termes les plus forts les épouvantables attaques terroristes qui ont eu lieu le 11 septembre 2001 à New York, Washington (DC) et en Pennsylvanie et considère de tels actes, comme tout acte de terrorisme international, comme une menace à la paix et à la sécurité internationales ;
- Exprime ses plus profondes sympathies et condoléances aux victimes et à leurs familles ainsi qu'au peuple et au gouvernement des États-Unis d'Amérique.
(source : résolution 1368)
Pour lire la suite tel que les Responsabilités et polémiques, les causes, théories du complot etc... cliquez ici
2002- Roger Thibault et Leo Wouters, deux homosexuels reconnus pour leur lutte contre l'homophobie, se marient à Montréal, une première au Québec et au Canada. Ils sont les premiers à bénéficier de la nouvelle loi québécoise sur l'union civile des conjoints de même sexe.
2003 - Les Québécois se prononcent massivement contre la guerre anglo-américaine en Irak. Des protestations pacifistes contre la guerre attirent un grand nombre de participants.
En février, par un temps glacial, 150 000 personnes descendent dans les rues de Montréal pour manifester.
Le 15 mars, quelques jours avant le déclenchement des hostilités, une foule énorme de 200 000 personnes participe à une grande marche pour la paix à Montréal. D'autres manifestations semblables sont organisées dans plusieurs autres villes du Québec. Une semaine plus tard, lors d'un match opposant les équipes de hockey de Montréal et de New York au Centre Bell, les spectateurs montréalais huent bruillament l'hymne national américain.
2005 - En janvier, fermeture de la Salle Gagnon (collection spécialisée en généalogie) à la Bibliothèque Centrale de Montréal, de la rue Sherbrook. La collection est transferer aux Archives Nationale du Québec, rue Viger à Montréal.
En mai, Ouverture de la Grande Bibliothèque, rue Berri à Montréal.
En septembre Youpi, l'ex-mascotte de l'ancienne équipe de basseball des Expos de Montréal, est officiellement adoptée par l'équipe de hockey des Canadiens de Montréal.
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Page créée le 04-04-13 10:56:00 Modifiée le 27-12-05 16:28:32
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